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Comment rédiger un DMOS en soudage TIG ?

La rédaction d’un DMOS nécessite la bonne connaissance des procédures en soudage TIG, autant pour l’équipement orbital, les matériaux et les procédés de soudure. Aucun faux pas n’est autorisé dans la programmation, car un DMOS décrit, par sa définition, une soudure certifié afin d’être appliquée dans la soudure en série. 

Quels sont les principaux paramètres en soudage TIG, que ce soit en soudage manuel ou automatique ?

 

La vitesse d’avance (en mm/min)

Pour mémoire : La vitesse d’avance doit tenir compte de l’apport thermique.

La nature du courant (alternatif ou continu) et la polarité

La polarité joue un rôle essentiel sur le taux de dépôt et la pénétration. D’après ISO 15614-1, il est strictement interdit de changer ces paramètres après validation du DMOS. 

L’intensité de soudage (en ampères)

Ce paramètre est essentiel, car l’ampérage a une influence directe sur l’apport énergétique. Un soudeur expérimenté ou un consultant extérieur peuvent aider à paramétrer l’ampérage.

La tension (en Volts)

Contrairement au soudage manuel où un contrôle de la tension n’est pas possible car celle-ci dépend de la hauteur de la main du soudeur par rapport à la pièce, il en est autrement pour le soudage semi-automatique où la tension est indiquée reste identique tout au long de la soudure. Comme pour le courant, des connaissances en soudage et de l’expérience vous seront utiles. Consulter un consultant en cas de besoin.

La nuance du métal d’apport et son diamètre

Le métal d’apport doit être parfaitement compatible avec les matériaux de base d’un point de vue métallurgique, physique et chimique et doivent être choisis avant l’élaboration du DMOS. En cas d’utilisation de métal d’apport, il doit être obligatoirement associé aux passes concernés et aux process de soudage.

La vitesse de dévidage du fil

Dans le soudage semi-automatique ou automatique, là encore c’est l’expérience du soudeur ou le conseil d’un consultant qui sont primordiaux.

La nature et le débit du gaz

Le bon choix du débit du gaz fait la différence d’un soudeur expérimenté ou débutant. C’est cette valeur qui en fin de compte définie – tout comme la technique de la purge – si une oxydation aura lieu à l’endroit de la soudure. 

Le type de tubes à souder

Que ce soit pour le soudage de tubes ou de plaques, le type de produits (tubes et métal d’apport) doit être clairement indiqué, ne laissant aucun doute pour l’application du DMOS. La classification des tubes se fait en standard américains (ASME/ASTM) ou ISO. Il est vivement conseillé de vérifier les  normes ISO/TR 20172 et ISO/TR 20173.

Soyez clair et précis en ce qui concerne les tolérances de diamètre par exemple. Il ne serait pas souhaitable par exemple, de souder des tubes de 15,2 mm pour un DMOS qui précise uniquement un diamètre de 15,0 mm.

Joints et chanfreins

Le type de joint n’est qu’une indication pour le soudeur, mais son importance ne doit pas être sous-estimée. Selon les applications, il est difficile de définir exactement le nombre de passes dans la configuration de soudage. Il est donc nécessaire d’indiquer un maximum de passes à réaliser. Bien entendu, la forme du joint fait parti des indications nécessaires : l’écartement, la surface et l’angle. En ce qui concerne la préparation préalable du chanfrein, indiquez simplement le type de préparation (meulage …).

Ceci est loin d’être une liste exhaustive, on tiendra également compte du type d’électrode, l’angle de la torche, la température de préchauffage, le type de soudage (bout-à-bout ou avec métal d’apport) etc.


 

Mais rappelons que c’est justement ce haut degré de précision qui vous permettra de souder avec une qualité optimale. Si vous avez besoin de conseils sur la rédaction de vos DMOS nos experts peuvent vous aider, demandez à être rappelé gratuitement

 

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Écrit par
Thomas Calleja

Technicien soudage (IWT)

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