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Quels sont les différents procédés de soudage des tubes ?

De nombreux procédés de soudage existent aujourd’hui. Depuis le début du 20ème siècle, les inventeurs et ingénieurs n’ont cessé de chercher de nouvelles technologiques pour s’adapter aux besoins des clients et à l’évolution des matériaux.

Voici les différents procédés de soudage de tubes existants et leurs avantages :

Procédé de soudage à l’électrode

Ce procédé de soudage des tubes existe depuis le début du dernier siècle et c’est certainement le soudage le plus courant en raison de sa facilité de mise en œuvre et de son prix. Une baguette de soudage fait office d’électrode et un seul paramètre sera à gérer : le courant. Pas besoin de gaz lorsque l’on soude à l’électrode : c’est l’enrobage métallique de la baguette qui, en chauffant, va créer une fumée qui elle-même créera la protection gazeuse autour de la soudure. Le choix de la baguette et de son enrobage se fera en fonction des matériaux à souder.

Comment choisir le procédé de soudage le plus adapté ? Nos experts partagent  leurs conseils avec vous ! 

Procédé de soudage semi-automatique (MIG MAG)

Ce procédé de soudage fut inventé et développé principalement pendant les deux guerres mondiales car la production de chars et autres équipements militaires nécessitait un haut rendement.

La différence entre le « MIG » et le « MAG » est le gaz utilisé par le poste de soudage :

MIG = Metal Inert Gaz

MAG = Metal Active Gaz

En soudage MIG, on utilisera une torche de soudage et un gaz de protection qui va protéger le cordon de soudure. A l’inverse du soudage TIG on n’utilisera pas d’électrode, c’est le fil d’apport qui transmet le courant. Ce fil de petit diamètre va créer l’arc et le métal chauffe très rapidement. C’est donc le métal d’apport qui fait office d’électrode.

 

Procédé de soudage par arc submergé (soudage sous flux)

Ce procédé, peu courant, existe uniquement en version automatique ou semi-automatique. Le joint de soudure se réalise à l’aide d’un arc qui est submergé de flux en poudre (d’où également la désignation de soudage sous flux). Ensuite, un fil sous forme de bobine va se dévider. On n’utilisera pas de gaz, la protection se faisant par le flux, comme pour un soudage simple à la baguette excepté que dans ce procédé l’enrobage est sous forme de poudre. Au fond de la couche de poudre, l’arc se créera à l’intérieur. L’enrobage poudreux va ensuite fondre avec le métal. Au lieu d’un fil on peut aussi trouver des feuillards qui font office de métal d’apport.

 

Procédé de soudage TIG

Le procédé de soudage TIG (Tungsten Inert Gas) a été mis au point au milieu du dernier siècle. Ici, l’électrode est différente du métal d’apport ; de ce fait on peut gérer l’apport du métal d’apport – si celui-ci est nécessaire – de manière autonome. C’est le seul procédé de soudage où c’est l’électrode qui va créer l’arc avec la pièce afin de faire fondre le métal.

Le générateur de soudage va gérer un courant à haute fréquence, condition pour créer un arc qui ne soit pas en contact avec la pièce. Ce procédé, largement utilisé pour les applications de soudage de tubes, est particulièrement apprécié pour la maîtrise du cordon de soudure. Le soudage TIG existe en version manuelle, semi-automatique et automatique.

 

Procédé de soudage à forte densité d’énergie

Ce sont des procédés de soudage peu répandus car cet équipement est extrêmement cher (plusieurs millions d’Euros). On dénombre aujourd’hui trois technologies à haute densité d‘énergie : le plasma, les faisceaux d'électrons ou laser. Ces procédés ont sensiblement les mêmes avantages : ce sont des procédés très rapides qui peuvent souder des épaisseurs très importantes. On se sert de la puissance du gaz pour concentrer l’arc ce qui accroît la performance du soudage pour le plasma. On peut également ajouter du fil d’apport si nécessaire. La technologie du laser est plébiscitée dans le secteur médical et électronique entre autres. Pour le soudage à faisceau d’électrons, il faut prévoir une salle sous vide, nécessitant un temps de mise en œuvre assez long.

Vous souhaitez en apprendre plus sur les différents procédés de soudage ? Participez à notre webinar comment choisir le procédé de soudage le mieux adapté à la production de mon entreprise

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Écrit par
Thomas Calleja

Technicien soudage (IWT)

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